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À partir du moment où Gbagbo n’a pas gagné le premier tour, il était quasiment évident qu’avec le modèle électoral de l’époque et la composition de la liste électorale, il serait extrêmement difficile pour lui de remporter le second tour.
Au premier tour, Gbagbo avait obtenu environ 38 % des voix, Ouattara 32 % et Bédié 25 %. Or, au second tour, Ouattara bénéficiait du soutien de Bédié. Mathématiquement, les deux pôles réunis représentaient environ 57 % des voix, sans même compter les autres partis alliés.
Le problème, c’est que Gbagbo n’a manifestement pas réussi à mobiliser suffisamment l’électorat du PDCI, dont une partie importante était désormais engagée dans la dynamique de l’alliance entre Bédié et Ouattara, avec la perspective d’une gouvernance commune.
Dans ces conditions, comment pouvait-il espérer gagner en faisant abstraction de ce rapport de force ? Et surtout, comment pouvait-on remettre en cause les résultats en invoquant des fraudes sans examiner sérieusement cette réalité électorale ?
À mes yeux, le raisonnement est simple : lorsqu’on additionne les forces politiques qui se sont alliées contre lui, on comprend pourquoi sa victoire était mathématiquement compromise. Les accusations de fraude doivent être confrontées aux faits et aux preuves, et non servir à écarter un résultat qui ne correspond pas aux attentes d’un camp.
C’est pourquoi je considère que la contestation de Gbagbo relevait d’une logique de mauvais perdant, au regard de ce rapport de force électoral.
2026-10-20 11:08:08