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Friday 23 October 2026 02:15:45 GMT
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Haïti et le piège de la transition permanente : Quand l’intérim devient une industrie Par GÉNÉRAL l’histoire.            En Haïti, le concept de « transition politique » a été vidé de son sens originel. Conçue théoriquement comme une passerelle temporaire vers le rétablissement de l’ordre démocratique, la transition est devenue, au fil des décennies, un espace de partage de pouvoir et de ressources. Une foire d'opportunisme où certains acteurs politiques, assimilables à des charognards, viennent piller les caisses de l’État et hypothéquer l'avenir de la nation en signant des contrats publics désastreux. Cette tragique anomalie institutionnelle, le feu président Jovenel Moïse l’avait identifiée comme le principal obstacle au développement du pays. Son ambition de réformer la Constitution de 1987 et d'organiser des élections sans transition s'inscrivait dans cette volonté de rompre, une fois pour toutes, avec ce cycle infernal de gouvernance provisoire. Malheureusement, son assassinat brutal le 7 juillet 2021 a ouvert la boîte de Pandore, replongeant la République dans le vide constitutionnel qu'il redoutait tant. Le constat aujourd'hui est implacable : depuis la mort du président, Haïti marche de transition en transition, s'enfonçant chaque fois un peu plus dans l'illégitimité. En l'espace de cinq ans, le pays a déjà expérimenté trois formules de gouvernance intérimaire distinctes. D'abord, la formule monocéphale d'Ariel Henry (2021-2024), caractérisée par un immobilisme politique et une explosion de la violence des gangs. Ensuite, l'expérience collégiale du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), installé en avril 2024 pour un mandat de 22 mois, qui s'est achevé le 7 février 2026 sans avoir pu tenir ses promesses électorales, englué dans des luttes intestines et des scandales de corruption. Enfin, nous voici aujourd’hui dans une troisième phase transitoire sous la direction du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, dont le gouvernement navigue à vue face à des reports électoraux indéfinis dictés par l'insécurité. Pourquoi ce surplace ? Parce qu'en Haïti, la transition est devenue une fin en soi, une véritable industrie financière et politique. Contrairement à un gouvernement élu, les autorités de transition n'ont aucun compte à rendre au souverain populaire. En l'absence d'un Parlement fonctionnel pour auditer les dépenses et surveiller l'action publique, l'intérim offre une impunité structurelle. Ceux qui profitent de cet écosystème n'ont aucun intérêt économique ni politique à ce que des élections réussies aient lieu, car restaurer la démocratie signifierait la fin de leurs privilèges et de leur accès direct aux ressources de l'État. Continuer sur cette trajectoire, c'est condamner Haïti à un effondrement irréversible. Pour sortir de ce piège de la transition permanente, il ne suffira pas de signer de nouveaux accords politiques ou de modifier les visages au pouvoir. Il faudra impérativement restaurer la sécurité territoriale, rebâtir des institutions de contrôle rigoureuses et, surtout, criminaliser l'usage de l'intérim comme outil de pillage économique. La transition doit cesser d'être un gagne-pain pour devenir ce qu'elle aurait toujours dû être : un passage rapide, technique et désintéressé vers la souveraineté des urnes.#haitiantiktok🇭🇹 #History #fypage #article #haïti
Haïti et le piège de la transition permanente : Quand l’intérim devient une industrie Par GÉNÉRAL l’histoire. En Haïti, le concept de « transition politique » a été vidé de son sens originel. Conçue théoriquement comme une passerelle temporaire vers le rétablissement de l’ordre démocratique, la transition est devenue, au fil des décennies, un espace de partage de pouvoir et de ressources. Une foire d'opportunisme où certains acteurs politiques, assimilables à des charognards, viennent piller les caisses de l’État et hypothéquer l'avenir de la nation en signant des contrats publics désastreux. Cette tragique anomalie institutionnelle, le feu président Jovenel Moïse l’avait identifiée comme le principal obstacle au développement du pays. Son ambition de réformer la Constitution de 1987 et d'organiser des élections sans transition s'inscrivait dans cette volonté de rompre, une fois pour toutes, avec ce cycle infernal de gouvernance provisoire. Malheureusement, son assassinat brutal le 7 juillet 2021 a ouvert la boîte de Pandore, replongeant la République dans le vide constitutionnel qu'il redoutait tant. Le constat aujourd'hui est implacable : depuis la mort du président, Haïti marche de transition en transition, s'enfonçant chaque fois un peu plus dans l'illégitimité. En l'espace de cinq ans, le pays a déjà expérimenté trois formules de gouvernance intérimaire distinctes. D'abord, la formule monocéphale d'Ariel Henry (2021-2024), caractérisée par un immobilisme politique et une explosion de la violence des gangs. Ensuite, l'expérience collégiale du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), installé en avril 2024 pour un mandat de 22 mois, qui s'est achevé le 7 février 2026 sans avoir pu tenir ses promesses électorales, englué dans des luttes intestines et des scandales de corruption. Enfin, nous voici aujourd’hui dans une troisième phase transitoire sous la direction du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, dont le gouvernement navigue à vue face à des reports électoraux indéfinis dictés par l'insécurité. Pourquoi ce surplace ? Parce qu'en Haïti, la transition est devenue une fin en soi, une véritable industrie financière et politique. Contrairement à un gouvernement élu, les autorités de transition n'ont aucun compte à rendre au souverain populaire. En l'absence d'un Parlement fonctionnel pour auditer les dépenses et surveiller l'action publique, l'intérim offre une impunité structurelle. Ceux qui profitent de cet écosystème n'ont aucun intérêt économique ni politique à ce que des élections réussies aient lieu, car restaurer la démocratie signifierait la fin de leurs privilèges et de leur accès direct aux ressources de l'État. Continuer sur cette trajectoire, c'est condamner Haïti à un effondrement irréversible. Pour sortir de ce piège de la transition permanente, il ne suffira pas de signer de nouveaux accords politiques ou de modifier les visages au pouvoir. Il faudra impérativement restaurer la sécurité territoriale, rebâtir des institutions de contrôle rigoureuses et, surtout, criminaliser l'usage de l'intérim comme outil de pillage économique. La transition doit cesser d'être un gagne-pain pour devenir ce qu'elle aurait toujours dû être : un passage rapide, technique et désintéressé vers la souveraineté des urnes.#haitiantiktok🇭🇹 #History #fypage #article #haïti

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