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@epda3: فرقت معي بشكل كبير جربوها 🤩💙 ، ـ | ـ #EAFC27 #FC27 #التمت_تيم #ultimateteam #التيمت_تيم
Epda3
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Region: SA
Tuesday 27 October 2026 18:01:32 GMT
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Comments
ᴀʜᴍᴇᴅ ᴀʟ-sʜᴀʀᴀʀɪ :
نجرب نشوف
2026-10-27 23:41:23
0
فيصل :
قووت❤️🐐
2026-10-28 00:28:57
0
𝑹𝟖𝑬𝑩 :
حتوووم + اثق 💙💙
2026-10-27 18:07:00
0
L i n o s :
اثقق💙.
2026-10-28 02:18:00
0
moh :
ماتنفع ابد التوجيه فيها صعب للي ماتعود لازم دقه بالتوجيه 100%
2026-10-28 16:37:00
0
BA :
يخي لعبت قيم قبل كم ساعه احيانا بالقيم ماقدر امرر وش المشكله؟
2026-10-28 02:57:19
0
♛ :
والله مخلي الاعدادات عاديه ولاغيرت فيها شيء و تمريرات ولا غلطه
2026-10-28 12:14:02
0
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STEVE BIKO : L'HOMME QUE L'APARTHEID A VOULU EFFACER Ils ont cru pouvoir l'étouffer comme on étouffe une bougie. Ils l'ont jeté dans une cellule en pensant que le silence suffirait. Ils avaient tort. Steve Biko n'était pas un chef d'armée. Il était une fissure dans le mur de l'oppression. Une idée armée de mots. Une conscience qui venait réveiller des millions d'esprits assoupis par la peur et la rhétorique du tu vaux moins . Là où la mitraille brise des os, Biko frappait la couronne du système : la tête de l'opprimé. Il a dit la vérité simple et explosive que l'oppresseur redoute plus que tout : la prison la plus sûre n'est pas faite de barbelés, elle est faite dans la tête. Dans l'Afrique du Sud des années 70, l'Apartheid ne vivait pas seulement de lois racistes. Il vivait de la soumission cultivée, de la honte inculquée, de l'éducation qui rabaisse au lieu d'élever. Biko a planté une autre graine. Il n'a pas armé des foules pour tirer. Il leur a rendu leur dignité pour qu'elles puissent se souvenir comment se tenir droites. Il a construit une armée qui n'avait pas de fusils, mais qui avait une conviction. Chaque réunion, chaque mot, chaque action du Black Consciousness Movement était une petite explosion qui désamorçait la croyance imposée depuis des générations. Quand le système panique, il ne négocie pas. Il frappe. Ils l'ont arrêté le 18 août 1977, en vertu de la loi sur le terrorisme. Il est mort le 12 septembre, après 26 jours de détention. Ce qui s'est passé entre ces deux dates, c'est l'histoire que l'Apartheid ne voulait pas que le monde connaisse. Dès son arrivée au poste de police de Walmer, à Port Elizabeth, Biko est déshabillé. On le laisse nu dans sa cellule, le prive de tout pas de promenade en plein air, pas de nourriture achetée, pas de véritables installations pour se laver. Ses vêtements lui sont retirés. Il est maintenu à l'isolement du 19 août au 6 septembre . Le 6 septembre, il est transféré au quartier général de la police de sécurité à Sanlam Building, à Port Elizabeth. C'est là que l'interrogatoire commence. Et c'est là que le calvaire s'intensifie. Pendant cinquante heures, presque sans interruption, Biko est maintenu enchaîné. Menottes aux poignets. Fers aux pieds. Les fers sont fixés à une grille métallique. Il est obligé de dormir dans cette position nu enchaîné à même le sol, sur une natte . Le 7 septembre, une altercation éclate. La version policière parle d'une bagarre. Biko aurait lancé une chaise. Cinq policiers l'auraient maîtrisé. Vingt minutes pour le contrôler, selon le major Harold Snyman . Mais la version policière ne tient pas. L'autopsie révèle des contusions cérébrales traumatiques sévères. Une ecchymose sur le front gauche, presque dix centimètres carrés. Des lésions sur au moins 25 parties du corps. Des brûlures, des ecchymoses, des abrasions . Le docteur Ivor Lang, médecin de district, examine Biko le 7 septembre. Il le trouve allongé sur une natte, enchaîné à une grille métallique. Des coupures et des ecchymoses sur le visage et le corps. Lang ne demande pas comment ces blessures ont été infligées. Il rédige un certificat médical déclarant qu'il n'a trouvé aucune preuve d'anomalie. Le lendemain, le 8 septembre, le docteur Benjamin Tucker, supérieur de Lang, examine Biko. Il le trouve sur une natte imbibée d'urine. Là encore, aucune question sur l'origine des blessures. Tucker ne demande ni à Biko ni aux policiers si le leader noir a reçu un coup à la tête. Je ne pensais pas que c'était requis, dira-t-il plus tard à l'enquête . Les examens révèlent pourtant des symptômes neurologiques graves. Du liquide cérébral mêlé de sang est détecté. Un échantillon est envoyé au laboratoire sous un faux nom de Stephen Njelo . Malgré ces signes, Biko n'est jamais traité pour ses blessures à la tête. Le 11 septembre, il s'effondre. Les policiers refusent de le transférer Parce que la souveraineté commence par la mémoire. Un peuple qui oublie ses héros est un peuple qui accepte de disparaître.
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