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Sandeep S M
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Wednesday 10 June 2020 15:34:33 GMT
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AĂŻt Ahmed : la peur de la partition et le dĂ©fi de la coexistence Les propos de Hocine AĂŻt Ahmed sur la question de la partition de l’AlgĂ©rie mĂ©ritent d’ĂȘtre replacĂ©s dans une rĂ©flexion plus large sur l’histoire du pays, sa diversitĂ© et les difficultĂ©s de sa construction nationale. Lorsqu’il affirme : « J’avais peur de la partition », il exprime avant tout la crainte de voir les profondes divisions politiques, rĂ©gionales et identitaires conduire Ă  l’éclatement de l’AlgĂ©rie. Cette phrase ne signifie pas nĂ©cessairement qu’il considĂ©rait la diversitĂ© culturelle ou identitaire comme une menace en soi. Elle traduit plutĂŽt la peur qu’une incapacitĂ© Ă  gĂ©rer cette diversitĂ© puisse finir par produire une rupture territoriale et politique. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre une autre idĂ©e centrale de son propos : « Le problĂšme, c’est la coexistence des communautĂ©s diffĂ©rentes. » L’AlgĂ©rie n’a jamais Ă©tĂ© une sociĂ©tĂ© parfaitement homogĂšne. Elle est composĂ©e de diffĂ©rentes histoires rĂ©gionales, cultures, langues, sensibilitĂ©s et traditions. La question fondamentale n’est donc pas simplement de savoir comment imposer une identitĂ© unique, mais comment permettre Ă  ces diffĂ©rentes composantes de vivre ensemble dans le respect de leurs diffĂ©rences. Pour AĂŻt Ahmed, la coexistence ne devrait pas ĂȘtre synonyme d’effacement. Elle suppose au contraire la reconnaissance de la diversitĂ© et la possibilitĂ©, pour chaque composante de la sociĂ©tĂ©, de participer pleinement Ă  la vie politique, culturelle et sociale du pays. C’est Ă©galement ce qui donne tout son sens Ă  cette autre formule : « L’AlgĂ©rie a Ă©tĂ© appauvrie d’une partie de sa population. » Cette expression peut ĂȘtre comprise Ă  plusieurs niveaux. Une nation ne s’appauvrit pas seulement lorsqu’elle perd des ressources Ă©conomiques. Elle s’appauvrit aussi lorsqu’une partie de ses citoyens se sent marginalisĂ©e, exclue ou privĂ©e de la possibilitĂ© de contribuer pleinement Ă  son avenir. L’exil, la marginalisation politique, la rĂ©pression des revendications culturelles ou encore le refus de reconnaĂźtre certaines identitĂ©s peuvent ainsi priver un pays d’une partie considĂ©rable de ses forces vives. La question kabyle s’inscrit Ă©videmment dans cette rĂ©flexion. DĂ©fendre la langue, la culture et l’identitĂ© amazighes ne signifie pas automatiquement vouloir la partition du pays. De la mĂȘme maniĂšre, craindre la partition de l’AlgĂ©rie ne devrait pas conduire Ă  nier l’existence des diffĂ©rentes composantes qui constituent la sociĂ©tĂ© algĂ©rienne. C’est lĂ  toute la complexitĂ© de la pensĂ©e d’AĂŻt Ahmed : prĂ©server l’intĂ©gritĂ© du pays tout en refusant que cette unitĂ© soit construite au prix de l’effacement d’une partie de sa population. L’unitĂ© nationale ne peut ĂȘtre durable que si elle est acceptĂ©e et vĂ©cue comme un cadre commun, et non comme une obligation d’uniformitĂ©. Une AlgĂ©rie forte de sa diversitĂ© serait une AlgĂ©rie capable de considĂ©rer ses diffĂ©rences comme une richesse plutĂŽt que comme un danger. Ainsi, lorsqu’AĂŻt Ahmed dit « j’avais peur de la partition », il ne faut pas nĂ©cessairement entendre : « j’avais peur des identitĂ©s diffĂ©rentes ». On peut aussi y voir une inquiĂ©tude beaucoup plus profonde : celle de voir l’incapacitĂ© Ă  organiser la coexistence transformer les diffĂ©rences en fractures. Son raisonnement pourrait finalement se rĂ©sumer ainsi : l’AlgĂ©rie ne doit pas choisir entre son unitĂ© et sa diversitĂ©. Elle doit construire son unitĂ© Ă  partir de sa diversitĂ©. Car lorsqu’un pays marginalise une partie de lui-mĂȘme, il ne devient pas plus fort : il se prive d’une partie de ses propres forces. #algeriađŸ‡©đŸ‡ż #Ű§Ù„ŰŹŰČŰ§ŰŠŰ±đŸ‡©đŸ‡ż #algerienneđŸ‡©đŸ‡ż #algerie #algerie
AĂŻt Ahmed : la peur de la partition et le dĂ©fi de la coexistence Les propos de Hocine AĂŻt Ahmed sur la question de la partition de l’AlgĂ©rie mĂ©ritent d’ĂȘtre replacĂ©s dans une rĂ©flexion plus large sur l’histoire du pays, sa diversitĂ© et les difficultĂ©s de sa construction nationale. Lorsqu’il affirme : « J’avais peur de la partition », il exprime avant tout la crainte de voir les profondes divisions politiques, rĂ©gionales et identitaires conduire Ă  l’éclatement de l’AlgĂ©rie. Cette phrase ne signifie pas nĂ©cessairement qu’il considĂ©rait la diversitĂ© culturelle ou identitaire comme une menace en soi. Elle traduit plutĂŽt la peur qu’une incapacitĂ© Ă  gĂ©rer cette diversitĂ© puisse finir par produire une rupture territoriale et politique. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre une autre idĂ©e centrale de son propos : « Le problĂšme, c’est la coexistence des communautĂ©s diffĂ©rentes. » L’AlgĂ©rie n’a jamais Ă©tĂ© une sociĂ©tĂ© parfaitement homogĂšne. Elle est composĂ©e de diffĂ©rentes histoires rĂ©gionales, cultures, langues, sensibilitĂ©s et traditions. La question fondamentale n’est donc pas simplement de savoir comment imposer une identitĂ© unique, mais comment permettre Ă  ces diffĂ©rentes composantes de vivre ensemble dans le respect de leurs diffĂ©rences. Pour AĂŻt Ahmed, la coexistence ne devrait pas ĂȘtre synonyme d’effacement. Elle suppose au contraire la reconnaissance de la diversitĂ© et la possibilitĂ©, pour chaque composante de la sociĂ©tĂ©, de participer pleinement Ă  la vie politique, culturelle et sociale du pays. C’est Ă©galement ce qui donne tout son sens Ă  cette autre formule : « L’AlgĂ©rie a Ă©tĂ© appauvrie d’une partie de sa population. » Cette expression peut ĂȘtre comprise Ă  plusieurs niveaux. Une nation ne s’appauvrit pas seulement lorsqu’elle perd des ressources Ă©conomiques. Elle s’appauvrit aussi lorsqu’une partie de ses citoyens se sent marginalisĂ©e, exclue ou privĂ©e de la possibilitĂ© de contribuer pleinement Ă  son avenir. L’exil, la marginalisation politique, la rĂ©pression des revendications culturelles ou encore le refus de reconnaĂźtre certaines identitĂ©s peuvent ainsi priver un pays d’une partie considĂ©rable de ses forces vives. La question kabyle s’inscrit Ă©videmment dans cette rĂ©flexion. DĂ©fendre la langue, la culture et l’identitĂ© amazighes ne signifie pas automatiquement vouloir la partition du pays. De la mĂȘme maniĂšre, craindre la partition de l’AlgĂ©rie ne devrait pas conduire Ă  nier l’existence des diffĂ©rentes composantes qui constituent la sociĂ©tĂ© algĂ©rienne. C’est lĂ  toute la complexitĂ© de la pensĂ©e d’AĂŻt Ahmed : prĂ©server l’intĂ©gritĂ© du pays tout en refusant que cette unitĂ© soit construite au prix de l’effacement d’une partie de sa population. L’unitĂ© nationale ne peut ĂȘtre durable que si elle est acceptĂ©e et vĂ©cue comme un cadre commun, et non comme une obligation d’uniformitĂ©. Une AlgĂ©rie forte de sa diversitĂ© serait une AlgĂ©rie capable de considĂ©rer ses diffĂ©rences comme une richesse plutĂŽt que comme un danger. Ainsi, lorsqu’AĂŻt Ahmed dit « j’avais peur de la partition », il ne faut pas nĂ©cessairement entendre : « j’avais peur des identitĂ©s diffĂ©rentes ». On peut aussi y voir une inquiĂ©tude beaucoup plus profonde : celle de voir l’incapacitĂ© Ă  organiser la coexistence transformer les diffĂ©rences en fractures. Son raisonnement pourrait finalement se rĂ©sumer ainsi : l’AlgĂ©rie ne doit pas choisir entre son unitĂ© et sa diversitĂ©. Elle doit construire son unitĂ© Ă  partir de sa diversitĂ©. Car lorsqu’un pays marginalise une partie de lui-mĂȘme, il ne devient pas plus fort : il se prive d’une partie de ses propres forces. #algeriađŸ‡©đŸ‡ż #Ű§Ù„ŰŹŰČŰ§ŰŠŰ±đŸ‡©đŸ‡ż #algerienneđŸ‡©đŸ‡ż #algerie #algerie

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